Le light painting, c'est magique! Les élèves du collège ont eu l'occasion de l'expérimenter le mercredi après midi dans l'activité proposée par Françoise.
Voici le diaporama des photographies réalisées: dans le noir, une source lumineuse qui bouge, un temps d’ouverture du diaphragme de l'appareil très long, un pied pour ne pas bouger, et voilà!
Pour revoir le film visionné en classe et mieux enregistrer toutes les informations:
Et pour ceux qui veulent voir tous les petits détails: cliquer ICI : vous pourrez faire une visite interactive de ce petit monde imaginaire, tout droit sorti des rêves de Jérome Bosch.
La paréidolie, c'est la capacité humaine à voir une figure dans une forme indéfinie, comme dans les nuages par exemple.
Qui n'a pas déjà jouer avec une tache de café sur la table, pour faire apparaitre toute sorte de personnages, tout droit sortis de son imagination...
Voici un petit clip, inspiré des tests de Rorschach qui s'amuse avec les taches, comme ont été amenés à la faire les élèves de cinquième, qui eux, ont plutôt vu toute sortes d'animaux étranges.
Si on peut dessiner avec des taches, ont peut aussi le faire avec des mots, sous forme de calligrammes. Souvent confiné à la poésie, c'est ici, sous une forme plus scientifique que les élèves on travaillé, imaginant l'environnement et le mode de vie de leur bestiole pas comme les autres.
Cliquer ICI pour accéder à un site de cyber poésie, qui raconte lui aussi la vie des animaux...
Occidentales
Quelles soient calligraphiées ou typographiée, toutes les langues écrites peuvent être utilisées pour créer des calligrammes, même celles de la programmation, des mathématiques ou de la musique...
Rube Goldberg, ingénieur de formation, était dessinateur de presse, scénariste de cinéma, romancier, inventeur, sculpteur.
Artiste prolifique, ce sont les dessins mettant en scène le
professeur Lucifer Gorgonzola Butts, qui lui ont valu le plus de succès.
Dans cette série humoristique créée en 1914,
Goldberg dessine les schémas annotés de machines complexes réalisant des
tâches simples d'une manière particulièrement confuse.
Appelées Machines de Rube Goldberg, elles ont eu jusqu'à aujourd'hui une
longue postérité, notamment cinématographique (comédies, dessins
animés, publicités, clips, génériques ...etc...)
Voici celle que les élèves ont plébiscité:
Certaines oeuvres d'art ont la forme de telles machines, comme les machines à dessiner de Tinguely (créée à partir de 1955). "Méta Matic n°10" en est un exemple: l'oeuvre n'est pas seulement le dessin produit, mais tout le mécanisme qui concoure à le créer.
Afin de comprendre de l'intérieur le personnage principal de la pièce de théâtre "Kohlhaas", jouée par l'Agora théater, dans le cadre de T au théatre, les élèves de troisième ont étudié la figure de Janus.
Dieu romain,des commencements et des fins, des choix, des transitions, des passages, des portes, il affiche deux visages, révélant sa face cachée, dès qu'il a le dos tourné.
Kohlhaas, en passant d'un idéal de justice à une soif de vengeance, incarne l'ambivalence de tout chose, oubliant au passage toute prudence et personnifiée elle aussi par un être bifront (évolution chrétienne de Janus dont il est un lointain ancêtre).
En franchissant la frontière cette vertu, il passe d'un personnage de victime à celui de bourreau.
Par un jeu de masque et de maquillage, axé sur les expressions, les élèves ont créé de petites performances, qui mettent en scène la limite entre le bien et le mal, conçus comme les deux faces d'une même pièce.
Dans le cadre du projet théâtre "T au théâtre", les élèves de quatrième et de troisième travaillent autour de la pièce "Kohlhaas" de la compagnie Agora theater.
Le parti pris du metteur en scène, en mélangeant l'univers du théâtre, du cirque, du cabaret et des saltimbanques est d'apporter une vision burlesque de cette histoire dramatique sur le basculement de la recherche de la justice vers la vengeance.
Exorcisme de la violence par l'absurde, cette métamorphose d'un classique "sérieux" de la littérature allemande est l'occasion pour les élèves de travailler l'ambivalence et la métaphore.
S'appuyant sur un des actes de la pièce, joué sous la forme d'un théâtre d'ombre, ils ont été amenés à raconter une histoire qui met en scène le coté obscur d'une image, reliant ainsi leur travail à la problématique du bien et du mal, étudié en histoire des arts.
Cependant, ce n'est pas sous forme de marionnettes en ombre chinoise, comme dans la pièce, qu'il leur a été demandé de travailler, mais avec des scénographies d'objets, jeux de mains ou dessins de sable, de manière à appréhender de manière tangible le rapport à l'espace, au spectateur, à l'image et au processus de création.
L'objet de l'ombre
Pitbull
Chuky
Voici quelques références en art contemporain d'artistes qui utilisent l'ombre des objets pour créer des oeuvres étonnantes!
Light and Shadow.Kumi-Yamashita, 2011
NOBLE Tim (né en 1966) et WEBSTER Sue (née en 1967), Dirty white trash with gulls
(Tas d'ordures avec mouettes), 1998,
(montrant en ombre portée les autoportraits des deux artistes)
Shadow art by Diet Wiegan
Jeux de main
Batman
Lapin-garou
Voici un exemple de spectacle d'ombre de main. Un classique dans le théâtre de cabaret!
Sous les cahiers, la plage!
Le diable amoureux
Sous forme de vidéo, ou de spectacle vivant, l'art du sable est des plus envoutant!
Sans pour autant oublier la signification profonde d'une oeuvre d'art...
L'ombre, ou l'invention du dessin: mythe, tradition et réalité...
Dibutade, fille du potier corintien Boutades, est considérée comme l'inventeur du dessin dans les mythes grecs, raconté par Pline l'ancien: son fiancé devant partir loin et longtemps, elle dessina sa silhouette sur le mur, à la lumière d'une lampe, en suivant le contour de son ombre avec un charbon de bois tiré du feu.
Dibutade, ou l'origine de la peinture, 1775, Allan David
L'utilisation de l'ombre et de la silhouette sont des techniques d'art traditionnelles que l'on retrouve dans toutes les civilisation, depuis la nuit des temps.
Dans le monde du spectacle, on peut citer par exemple le théâtre de marionnette wayang kulit.
Des études récentes montrent que que le mythe et la tradition ne serait pas si loin de la réalité originelle...
Cette année, le Défi Canson a pour thème "La liberté" façon street art.
Une bonne occasion pour les élèves de troisième d'aborder la notion d' in situ, en utilisant leurs talents de graffeurs...
Voici leurs projets sur papier, qui prennent en compte l'espace du mur, non seulement en tant que surface et matière, mais aussi en tant qu'environnement, avec ses petits accidents anecdotiques, qui intégrés au message, ancre le dessin dans la réalité..